Contre l’architecture en série

Abstract

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Paru dans : Proteus n°9
Couverture

Quelles contestations face à l’architecture moderniste et ses grands ensembles industriels, qui gomment toute individualité, qu’elle soit architecturale ou culturelle ? Contre un ordre capitaliste qui produit « ses rapport sociaux, son espace et son temps » (Henri Lefebvre), c’est-à-dire des vies et des lieux standardisés, comment se réapproprier son existence ? Cet article se propose d’examiner les origines, les acteurs, la postérité et les limites d’un certain courant de l’architecture critique de la deuxième moitié du XXe siècle, qui met au premier plan non plus l’architecte et son savoir mais l’habitant et sa créativité, dans le dessein de reconquérir des vies et des villes aliénées par une « architecture en série ».

Mots-clés : autogestion — bidonville — contre-culture — habitat vernaculaire — urbanisme critique

 

What forms did architectural and social protest take when faced with modernist architecture, its industrial-scaled housing projects and its expunction of any expression of individuality, architectural or cultural ? In a capitalist order that produces its own standardized "social relations, space and time" (Henri Lefebvre), how to reclaim one’s existence ? This article examines the origins, agents, legacy and limitations of a strand of critical architecture which accents inhabitants and their creativity instead of architects and their knowledge, in order to take back lives and cities alienated by mass-produced architecture.

Keywords : self-management — slum — counter-culture — vernacular housing — critical urbanism

Phoebe CLARKE
Directeur de publication : Bruno Trentini | Parution 2 fois par an | ISSN 2110-557X | © PROTEUS, 2017 | F