Appels à contributions

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Appel à textes n°19 - RITUELS, ARTS & RÉSISTANCES

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Date limite d'envoi des propositions de contribution : 29 avril 2021, à contact@revue-proteus.com


Le présent appel à publication porte sur les modalités artistiques de réinvestissement des pratiques rituelles (définies en ayant recours à la démarche et l’épistémologie anthropologiques et ethnologiques) en tant qu’il s’agit de rites à la fois anciens et nouveaux, traditionnels et contemporains.

 

L’étude des rites présente actuellement un champ de recherche dense et ouvert qui se développe dans différentes disciplines des sciences humaines et sociales (anthropologie, ethnologie, arts, Gender et Cultural Studies, etc.), et à travers lequel diverses approches méthodologiques et cadres théoriques se croisent. S’il est vrai que les chercheur·e·s envisagent un socle commun - le rite pensé comme un dispositif transmis de génération en génération par les individus et les communautés tout en s’adaptant aux contextes et singularités - chaque discipline s’intéresse tout de même à des pans spécifiques du rite : ses modalités de fonctionnement systémique, ses relations à une identité commune, ses évolutions historiques et ses modalités de perpétration, ses finalités, ses sources symboliques, ses valeurs heuristique et herméneutique, etc.

Dans le champ de la recherche spécifique aux arts plastiques, nous rencontrons deux principaux usages et occurrences de la notion de rituel. Selon une première perspective, des auteur·trice·s soutiennent que les &uvres performatives ne sont susceptibles de perdurer dans le temps, et donc de s’inscrire dans l’histoire de l’art et dans l’imaginaire commun, qu’à travers leur répétition - en actes, en gestes - et donc à la manière de rituels (Rebecca Schneider, Performing Remains, 2001). Aussi, à la suite du texte fondateur rédigé par le critique d’art américain Hal Foster traduit en français par « L’artiste comme ethnographe ? », l’ensemble de la sphère artistique s’accorde à dire que, depuis les années 1990, l’art aurait pris un « tournant ethnographique ». Critiques et théoricien·ne·s s’entendent par conséquent sur le fait que des artistes contemporain·e·s empruntent des méthodes ethnographiques (enquête de terrain, immersion, observation participante, etc.). Ainsi, des artistes partent à la rencontre d’autres qu’elleux-mêmes, pour les observer et en produire des représentations. Dans l’article intitulé « Art et ethnographie » paru dans la revue Marges, Claire Fagnart défend l’idée selon laquelle « l’art ethnographique ne prétend pas à une transformation du monde. L’artiste est une courroie de transmission entre des milieux, des cultures différentes ». Elle propose alors une définition de l’art ethnographique comme désignant « un art à visée documentaire et réflexive, consacré à l’autre considéré dans le cadre de sa culture, sans ambition utopique ».

Au croisement de ces perspectives, les propositions de publications s’ancreront dans le champ des sciences de l’art. Ce numéro de la revue Proteus ambitionne de questionner la manière dont les artistes réinvestissent des pratiques rituelles existantes, et proposent de nouvelles formes de résistance créative. Celles-ci pourront être pensées comme des « gestes spéculatifs », placées « sous le signe d’un engagement par et pour un possible qu’il s’agit d’activer, de rendre perceptible dans le présent » (Debaise et Stengers, 2015), des gestes générateurs de récits potentiels pensés comme outils d’émancipation politique et artistique.

En effet, dans le contexte de la formation des premiers mouvements antinucléaires d’action directe non violents, Starhawk décrivait dans Dreaming the Dark. Magic, Sex & Politics les rituels comme « les évènements qui unissent une culture, qui créent un cœur, un centre, pour un peuple. Le Rituel est ce qui évoque le Soi profond d’un groupe. [.] [Ils] aident à construire une communauté, à créer un terrain de rencontre où les gens peuvent partager des sentiments profonds, positifs et négatifs - un lieu où ils peuvent chanter et crier, s’extasier ou hurler, mais également jouer ou garder un silence solennel » (Starhawk, 2015 : 234-235). Associer l’action politique au rituel, considéré comme « un mouvement d’énergie organisé pour accomplir un but » (Starhawk, 2015 : 234), permet d’envisager la politique comme une action susceptible de transformer les personnes qui y sont investies, et, davantage, le monde qui les entoure, une action qui « nous [change] profondément [.] parce que notre transformation est intégrée à la transformation de la réalité » (Starhawk, 2015 : 244).

Durant la période de bouillonnement antimilitariste et antinucléaire aux États-Unis dans les années 1970, nombreuses sont les femmes qui, encouragées par la figure incontournable de Starhawk, se manifestent comme productrices de rituels. Il s’agit alors pour celles-ci de penser et de mettre en œuvre des rituels susceptibles de produire une puissance collective en réaction à des situations qu’elles considèrent comme inacceptables (menace nucléaire, patriarcat, capitalisme, etc.). Dans sa postface à l’édition française de Dreaming the Dark, « Un autre visage de l’Amérique ? », la philosophe Isabelle Stengers, à propos de la fête de Brigid organisée suite à l’élection de Reagan en 1981, parle du « premier rite collectif fabriqué délibérément pour faire converger politique et magie » (Stengers, in Starhawk, 2015 : 362). Parler de magie ici ne renvoie évidemment pas à l’idée d’une « intervention d’un pouvoir mystérieux et fascinant, surnaturel », mais « oser dire "magie", c’est célébrer l’événement en tant que tel, c’est-à-dire le surgissement d’un possible, la sensation qu’a été défait quelque chose qui "liait" la pensée et la vouait donc à l’impuissance. [.] Il n’y a aucune garantie ici, [.], mais ce qu’on pourrait appeler une mise en indétermination, la création d’une inconnue qui ouvre les interstices par où se fait sentir la possibilité d’une autre histoire, même si cela reste une histoire improbable ». (Stengers, in Starhawk, 2015 : 363). Dans les sociétés contemporaines, nombres d’activistes - associé·e·s ou non à des artistes - participent à la résurgence de la perspective militante du rituel, ou la transfèrent, parce qu’étant iels-mêmes passé.e.s par les groupes Women’s Action Pentagon Action Group, Act-Up, Sidaction, ou Lesbian Avengers (La Barbe, W.I.T.C.H., Labofii - The Laboratory of Insurrectionary Imagination, le Stras Syndicat du Travail Sexuel, Witch Blocks, Cellule d’Action Rituelle à la Z.A.D. de Notre Dame des Landes, etc.). Iels conçoivent à destination de l’espace public des exemples de résistance créative inspirés de pratiques rituelles plus anciennes, et ce dans différentes perspectives de combat (altermondialiste, écologiste, féministe, etc.). En cela, iels participent à transformer la politique en matière artistique ; « les actions politiques deviennent des actions poétiques, esthétiques, qui touchent le sensible, des questions de beauté, les mouvements sociaux en sont les matériaux » (Frémeaux, 2015).

Dans le champ des arts visuels, les années 1970 sont également marquées par un réinvestissement et un renouvellement des pratiques rituelles. En 1977, tandis qu’est découvert le corps de la dixième victime des « Hillside Stranglers », les artistes Suzanne Lacy et Leslie Labowitz décident d’exprimer leur deuil, leur peur et leur colère en formulant à l’occasion d’une performance publique une critique féministe du traitement spectaculaire de ces meurtres. In Mourning and In Rage visait en outre à relier le cas singulier de ces féminicides californiens à une image plus large de la violence à l’égard des femmes à l’échelle nationale, tout en invitant celles-ci à l’action collective transformatrice « IN MEMORY OF our sisters, we fight back ! ». Au-delà de cette action spectaculaire localisée, d’autres artistes conçoivent des rituels - individuels ou collectifs, originaux ou inspirés de traditions existantes -. Certain·e·s œuvrent à l’esthétisation de la célébration (Benet Rossell, Ceremonials, 1972), poursuivent des visées thérapeutiques (Anna Halprin, Dark Side Dance, 1975), revêtent le costume de prêtresses de sociétés primitives - réelles ou imaginées - (Judy Chicago, Women and Smoke, 1971 ; Anna Mendieta, œuvre filmique de La Havane, 1948 à New York, 1985), tandis que d’autres n’hésitent pas à épouser une perspective résolument ésotérique (Temple Ov Psychick Youth, 1981-1992).

Aujourd’hui, parallèlement à la recrudescence actuelle de l’utilisation des formes rituelles dans les contextes de résistance militante, des artistes continuent à s’inspirer des pratiques rituelles, de leurs formes et de leurs significations. L’intérêt des créateur·trices pour des pratiques parfois ancestrales peut être nourri selon différentes orientations : l’évocation des interrogations métaphysiques, la recherche de nouvelles formes de spiritualité, un attrait pour des phénomènes échappant à la raison, la réaction aux processus d’assimilation culturelle, ou encore un engagement renouvelé pour la Nature et les formes de vies non humaines.

Ainsi, si les publications pourront s’inscrire dans un horizon de réflexion convoquant le champ des études sur les rites et ses différents cadres théoriques et approches méthodologiques anthropologiques et ethnologiques, ce numéro de la revue Proteus vise principalement le renouvellement des approches critiques de la notion de rituel dans le champ de l’art contemporain.

Pour ce faire, il interroge les propositions artistiques contemporaines de nouvelles formes de résistance créative et de récits potentiels pensés comme outils d’émancipation. Nourrie par une approche théorique et historique des rites, cette perspective sera abordée à partir de deux axes d’études :

- les rituels et combats militants contemporains ;

- les représentations de rituels, formes, gestes et récits.

 

Modalités de soumission

Les propositions d’articles, entre 300 et 500 mots, sont à nous envoyer pour le 29 avril 2021 à l’adresse suivante : contact@revue-proteus.com

Coordination du numéro : Ophélie Naessens & Anne-Laure Vernet.

 

Appel à textes n°18 - L’art du mensonge : propagande et désinformation

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Date limite d'envoi des propositions de contribution : 31 mars 2021, à contact@revue-proteus.com

Date limite d'envoi des contributions : 30 juin 2021


Au cours des quinze dernières années, avec l’explosion des médias en ligne et des réseaux sociaux, la quantité de sources d’information frauduleuse a cru de manière considérable, et on observe un déluge grandissant de propagande et de désinformation sur Internet.

En 2010, les expériences en désinformation du Kremlin sur la population d’Ukraine ont mené à l’élection d’un pion de Vladimir Poutine. En 2016, le résultat du référendum du Brexit et l’élection de Donald Trump ont signalé à tous les autocrates de la planète que les démocraties d’Occident sont vulnérables à ces efforts, et les puissances dictatoriales prennent maintenant toutes part à un effort global de désinformation visant à polariser les débats publics, à accentuer les divisions, à semer la zizanie dans les pays libres, mais également à saper le moral de leurs propres citoyens afin d’étouffer dans l’ouf tout désir de rébellion.

De la propagande domestique aux campagnes de désinformation internationales, nous assistons donc à une recrudescence de l’information intentionnellement fausse, une offensive prenant pour cible la capacité de chacun à accéder aux faits : une véritable guerre à l’encontre de la notion de vérité - quelle que soit son acception théorique.

 

Ancien employé de Cambridge Analytica, Christopher Wylie disait au Guardian en 2018 : « Au lieu de vous tenir sur la place publique et de dire ce que vous pensez, puis de laisser les gens venir à vous et vous écouter, et avoir cette expérience partagée de ce qu’est votre discours, vous allez murmurer dans l’oreille de chacun des voteurs. Et vous pouvez murmurer une chose à l’un, et quelque chose de différent à l’autre. (.) On risque de fragmenter la société, de manière qu’on ne dispose plus d’expériences partagées, et qu’on ne partage plus notre compréhension. » (Cambridge Analytica whistleblower: ’We spent $1m harvesting millions of Facebook profiles’, , traduction Gary Dejean)

Roger McNamee, l’un des premiers investisseurs de Facebook et l’auteur du livre Zucked : waking up to the Facebook catastrophe, confiait quant à lui dans une interview récente à Michael Isikoff et Dan Klaidman : « [Facebook] fait appel à la part du spectre émotionnel auquel les gens ne peuvent pas résister, le cerveau reptilien ; de la même manière que les magiciens (.) de la même manière que les casinos. De la même manière que la propagande. Et les astuces qui marchent sur les réseaux sociaux sont l’outrage, la peur, et les récompenses. (.) Entre 2011 et 2014, je pense que [les employés de Facebook] auraient pu écrire une thèse de doctorat par semaine sur ces sujets ; ils deviennent les experts mondiaux sur ces questions. Gardez bien à l’esprit : rien de tout ça n’est nouveau (.) mais maintenant, tout à coup, on peut le personnaliser. Maintenant, on peut donner à tout utilisateur son propre Truman Show » (Skullduggery, 8 février 2019 , traduction Gary Dejean)

Avec l’explosion du nombre de sources médiatiques, on observe donc l’éclatement de l’expérience partagée. Si tout discours est subjectif, si tout échange n’est plus que rhétorique, si la vérité factuelle et scientifique est à ce point menacée, les philosophes des Lumières se retournent dans leurs tombes. Les auteurs de l’Encyclopédie, dont la fonction était exactement de combattre la puissance du dogme religieux, nous ont laissés avec les moyens de combattre la rhétorique par l’argumentation raisonnée, la démonstration scientifique, la preuve factuelle.

« Nous trafiquons vos cerveaux, nous changeons vos consciences - et vous ne savez même pas comment y réagir », se vantait récemment Vladislav Surkov, l’un des conseillers de Vladimir Poutine, avant d’ajouter : « Le système politique de Russie est adapté non seulement au futur de la presse locale, il a clairement un potentiel d’export significatif. » (Vladimir Putin’s Adviser Tells Americans: 'Russia Interferes in Your Brains, We Change Your Conscience’, , traduction Gary Dejean).

Ce n’est toutefois pas uniquement le Kremlin qui poursuit ces efforts : tous les pays autocratiques s’y joignent : en 2017 on comptait au moins 18 pays dont les élections ont subi des interférences extérieures, et plus d’une trentaine de pays où les médias pro-gouvernementaux déversent leur propagande (Freedom on the Net 2017, Manipulating Social Media to Undermine Democracy, ). Maintenant la Chine a lancé une application pour mobiles grâce à laquelle les utilisateurs peuvent consommer la propagande de Xi Jinping, et le temps qu’ils y passent est mesuré par le Parti (’Xi cult’ app is China’s red hot hit, ).

« Les propriétés uniques des nouvelles technologies de la communication et de l’information - viralité, vélocité, anonymité, homophilie et portée internationale - créent de nouveaux défis pour la démocratie qui se réverbèrent à travers le globe. » (Protecting Electoral Integrity In The Digital Age , traduction Gary Dejean)

Pourtant, les outils de lutte contre la propagande et la désinformation sont déjà très développés, et cette récente transformation des canaux de diffusion par lesquels la désinformation nous parvient n’y change rien. Comme le disait McNamee : rien de tout cela n’est nouveau. Dans un article de 2018 intitulé « 21st Century Political Warfare : Countering Russian Disinformation », le Commandant Timothy McGeehan écrivait : « Les campagnes de préventions décrites ici ne peuvent pas être efficaces si la population ne les comprend pas, n’y croit pas, ou n’a pas conscience de leurs implications. L’éducation est fondamentale. Il est un impératif de sécurité nationale que les gouvernements occidentaux produisent des citoyens capables de pensée critique, et de discerner la vérité. » (21st Century Political Warfare Countering Russian Disinformation, , traduction Gary Dejean)

 

Les chercheurs et enseignants en arts et sciences de l’art peuvent certainement éclairer cet impératif d’une expérience spécifique. Sans dire que la désinformation fonctionne comme une ouvre d’art, elle utilise des leurres semblables. Elle s’en distingue toutefois en ce que les machineries de la désinformation ne sont jamais dévoilées. Où l’art illusionne, la désinformation trompe ; où l’art attire l’attention sur les moyens de compréhension et de perception de la réalité, la désinformation prive de cette attention et de ce recul critique. Depuis plusieurs décennies déjà, nous insistons auprès de nos gouvernements sur l’importance de populariser l’enseignement des médias classiques et modernes, de l’art de la rhétorique, des sciences de la communication. À une époque où le public consomme plus de contenu culturel que jamais, il est devenu particulièrement dangereux de sous-estimer ces enseignements : la menace représentée par ces manipulations de l’information n’est rien de moins que la désintégration du débat public, qui est la fondation de toute démocratie.

Les artistes ne sont d’ailleurs pas insensibles à ces questions et n’hésitent pas à se saisir de canaux d’information pour ouvrir une brèche dans ces questions politiques : les plus paradigmatiques sont sans doute les actions des Yes Men et de leur faux New York Times de 2008 titrant la fin de la guerre en Irak ou encore leur annonce après l’ouragan Katrina, en se faisant passer pour un membre du gouvernement, que les logements sociaux allaient rouvrir pour accueillir les sinistrés. Les infox des Yes Men ne contreviennent pas à d’autres informations, mais viennent au contraire pointer une absence d’information en poussant les dirigeants dans leur retranchement et en rendant une prise de position publique nécessaire. Ainsi, le ministère du logement étasunien a dû déclarer que, contrairement aux rumeurs, les logements sociaux ne rouvriraient pas - une annonce dont il se serait bien passé.

 

Quelques suggestions de pistes à explorer :

- comment les campagnes de désinformation amplifient-elles des griefs réels des citoyens à l’égard de leurs gouvernements ?

- contrairement à la propagande traditionnelle de gouvernements autoritaires, qui opère de haut en bas, la désinformation ne survient-elle pas majoritairement de la base ?

- après quatre ans à avoir laissé Président Trump opérer sur leurs plateformes, Facebook et Twitter ont fini par l’en bannir : comment penser ce retournement ?

- précédemment et parallèlement aux vagues de désinformation à travers les réseaux sociaux, on a observé la capacité d’organisation que ces médias offrent aux peuples désireux de conquérir et défendre la démocratie : comment décrypter ce champ de bataille informationnel au regard de l’Histoire ?

- que persiste de la notion de « vérité » au vingt-et-unième siècle et dans la sphère du débat public contemporain ?

 

S’il ne nous appartient pas, dans les colonnes de la revue Proteus, d’éduquer le plus grand nombre, nous avons en revanche la possibilité et le devoir d’étaler au grand jour les techniques par lesquelles la propagande et la désinformation modernes se jouent de nous. Quels sont ces tours de magie auxquels McNamee fait référence ? Quels mécanismes inspirés des casinos et autres jeux d’argents peuvent nous renseigner sur les médias modernes ? Par quels moyens les adversaires des démocraties utilisent-ils l’outrage, la peur et la récompense comme carottes et bâtons pour manipuler ? Telles sont les questions que nous voudrions explorer dans ce numéro de Proteus.

De l’art du spectacle aux sciences cognitives, du game-design aux techniques traditionnelles de propagande, nous vous invitons à nous transmettre vos propositions d’articles d’une page environ, au format libreoffice, word ou PDF, à l’adresse contact@revue-proteus.com avant le 31 Mars 2021.

Après concertation, l’équipe de rédaction demandera aux auteurs sélectionnés de soumettre leur article avant le 30 juin 2021.

Coordinateurs du dossier : Gary Dejean et Antoni Collot

 

Protocole de rédaction

La revue Proteus est une revue universitaire francophone d’esthétique. En tant que telle, elle ouvre ses colonnes à toute contribution scientifique de qualité en langue française traitant de problématiques rattachées au vaste domaine des arts. Il est donc attendu des auteurs qu’ils déploient un appareil critique à même de faire valoir la respectabilité d’une réflexion personnelle.

Chaque numéro présente un dossier correspondant à l’appel à textes qui lui a précédé, ainsi que divers articles hors thème. Tous ces articles, d’une longueur comprise entre 20 000 et 30 000 signes, devront être introduits par un abstract de 600 à 800 signes et, si faire se peut, sa traduction en langue anglaise. Les propositions d’articles sur le thème annoncé devront préférablement être annoncées par un argumentaire d’environ 3000 signes avant la date indiquée dans l’appel.

Afin de préserver l’impartialité du comité de rédaction, les articles proposés ne devront contenir aucune information révélant l’identité du ou des auteurs : ces informations, accompagnées d’une succincte notice biographique, doivent en revanche figurer dans l’e-mail transmettant le document à l’adresse contact@revue-proteus.com

Outre des travaux de recherche inédits, la revue se propose de publier des traductions originales d’articles et autres publications jusqu’ici indisponibles en français. De même que les articles hors thèmes, ces contributions n’ont pas à se plier au calendrier des appels.

Toute proposition doit se présenter dans un document  au format *.rtf, *.doc ou *.odt, avec notes en bas de page et références complètes, mis en forme selon les normes universitaires. Ces normes sont consultables à cette adresse. Vous pouvez aussi cliquer ici pour le télécharger dans un format éditable (odt).

Le comité de rédaction se réserve le droit de rejeter toute proposition ne correspondant pas à ces critères.

Cordialement,
L’équipe Proteus

 

Illustrations de couverture

Chaque numéro de la revue, édité en *.pdf, nous permettra d’apprécier le travail d’un de nos collègues plasticiens. Chacun est libre de toute contrainte de temps pour nous proposer illustrations ou mises en pages élaborées sur le thème des appels en cours. Ces travaux, nécessairement libres de droits, doivent correspondre au format A5, soit une résolution minimale de 1772*2480 pixels pour 300 dpi.

 

Recensions d’ouvrages scientifiques

Le site de la revue publie également en marge de celle-ci des recensions de parutions récentes en esthétique et sciences humaines. Tout travail de ce type peut être soumis à notre comité de rédaction en vue d’une publication. Des textes critiques de 4000 à 6000 signes, au format *.rtf, *.doc ou *.odt sont attendus.

 

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Si vous désirez participer à la sélection des articles, leur révision et toutes ces autres expériences qui constituent l’aventure fabuleuse de la publication de travaux de recherche en sciences de l’art, n’hésitez pas à nous contacter

Directeur de publication : Bruno Trentini | Parution 2 fois par an | ISSN 2110-557X | © PROTEUS, 2021 | F