Quelques réflexions sur l’épistémè de l’esthétique

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Paru dans : Proteus n°0
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Sémiotique, psychologie, histoire : voici certaines des disciplines censées collaborer à l’anthropologie générale censée elle-même servir de socle, pour G. Genette, à l’esthétique. Mais on ne sait pas très bien où niche cette anthropologie générale, tandis qu’on peut identifier sans difficulté l’ensemble des discours qui ont participé et participent à la constitution de l’esthétique, au réseau des discussions centrées sur sa problématique, à la définition de son épistémè. Dans ce contexte, quiconque pratique l’esthétique comme une discipline doit faire face à l’idéologie qui dégrade l’idée d’esthétique dans maint esprit où, déclassée du registre épistémologique, elle évoque un raffinement aristocratique futile, détaché des choses de la vie.

Mots-clés : épistémologie — sciences humaines — objectivité — expérience personnelle — discipline

 

Semiotics, psychology, history : here are some of the disciplines supposedly collaborating to the general anthropology of which G. Genette says it sustains aesthetics. But this so-called “general anthropology” is hard to pinpoint, when it is easy to identify which discourses have participated in the constitution of aesthetics, in the network of discussions revolving around its problematic, in the definition of its épistémè. In this context, whoever practices aesthetics as a discipline has to face the ideology that degrades the very idea of aesthetics by classing it outside the epistemological field, associating it with futile and aristocratic luxury, disconnected from any life-like experience.

Keywords : epistemology — human sciences — objectivity — personal experience — discipline

Dominique CHATEAU
Directeur de publication : Bruno Trentini | Parution 2 fois par an | ISSN 2110-557X | © PROTEUS, 2017 | F